Cours Première Spécialité · SVT · Programme BO 2019

Tous les cours de Première Spécialité SVT

Trois grandes thématiques du programme officiel : la Terre, la vie et l’organisation du vivant (génétique et géologie), les enjeux contemporains de la planète, le corps humain et la santé. 18 chapitres structurés pour comprendre la démarche scientifique, approfondir les notions de Seconde et se préparer à la spécialité SVT de Terminale.

Tous les cours sont en accès libre. Chaque chapitre associe cours structuré, exemples scientifiques argumentés et QCM d’entraînement pour valider les acquis.




Thème 1A — Le patrimoine génétique

De la molécule d’ADN à l’organisme : comment l’information génétique est conservée, transmise et exprimée. Le cycle cellulaire encadre la mitose, qui maintient le caryotype à l’identique lors de la croissance, tandis que la méiose réduit de moitié la garniture chromosomique et génère, par brassage génétique (crossing-over, ségrégation indépendante), une formidable diversité de gamètes. La réplication semi-conservative de l’ADN assure la fidélité de la copie — mais des erreurs subsistent : les mutations, spontanées ou induites par des agents mutagènes, sont à la fois source de diversité allélique dans les populations humaines et point d’entrée vers la pathologie. L’expression du patrimoine génétique repose sur la transcription (ADN → ARN messager) puis la traduction (ARNm → protéine) selon le code génétique universel ; la régulation de l’expression génique explique la spécialisation cellulaire. Enfin, les enzymes, produits directs de la traduction, catalysent toutes les réactions du métabolisme grâce à leur site actif et à leur spécificité substrat.




Thème 1B — La dynamique interne de la Terre

La Terre est une machine thermique animée par sa chaleur interne. Les ondes sismiques révèlent la structure en couches concentriques (croûte, manteau, noyau) et permettent de distinguer la lithosphère rigide de l’asthénosphère ductile. On met en évidence deux types de croûtes contrastées — continentale (granitique, épaisse, peu dense) et océanique (basaltique, fine, plus dense) — dont les propriétés gouvernent la dynamique des plaques. La convection mantellique, alimentée par le flux thermique interne, entraîne la mobilité horizontale des plaques, mesurée par géodésie et enregistrée dans les anomalies magnétiques. Aux zones de divergence, les dorsales fabriquent continuellement de la lithosphère océanique par fusion partielle du manteau. Aux zones de convergence, la subduction (plongée de la plaque océanique dense) génère volcanisme, séismes et métamorphisme de haute pression (schistes bleus, éclogites) ; lorsque deux marges continentales entrent en contact, la collision édifie les grandes chaînes de montagnes par épaississement crustal, plissements et nappes de charriage.



Thème 2 — Écosystèmes et enjeux environnementaux

Un écosystème est un système complexe où biocénose (ensemble du vivant) et biotope (milieu physico-chimique) sont en interaction permanente. Les réseaux trophiques organisent les flux de matière et d’énergie entre producteurs, consommateurs et décomposeurs ; les cycles biogéochimiques du carbone et de l’azote recyclent les atomes à l’échelle planétaire. Ces écosystèmes rendent à l’humanité des services écosystémiques essentiels : approvisionnement en nourriture et en eau, régulation climatique, services culturels. Mais les activités humaines — artificialisation, pollutions, surexploitation, espèces invasives — érodent la biodiversité et fragilisent la résilience des écosystèmes jusqu’à des seuils critiques irréversibles. Comprendre ces dynamiques est indispensable pour concevoir une gestion durable qui réconcilie développement humain et préservation du vivant.



Thème 3A — Variation génétique et santé

Les mutations ne sont pas seulement sources de diversité évolutive : elles peuvent aussi être à l’origine de pathologies. Les maladies monogéniques (drépanocytose, mucoviscidose…) suivent des lois d’hérédité prévisibles, ce qui permet le conseil génétique ; les pathologies multigéniques (diabète, maladies cardio-vasculaires) impliquent l’interaction de nombreux allèles et de facteurs environnementaux. La cancérisation résulte de l’accumulation de mutations somatiques dans des gènes clés (proto-oncogènes, gènes suppresseurs de tumeur), sous l’action d’agents mutagènes chimiques, physiques ou biologiques ; la prévention, le dépistage précoce et les thérapies ciblées en découlent directement. Chez les bactéries, les mutations confèrent des résistances aux antibiotiques, sélectionnées et amplifiées par l’usage massif de ces médicaments : l’antibiorésistance est aujourd’hui l’un des défis majeurs de santé publique mondiale.

Thème 3B — L’immunité

Face aux agents pathogènes, l’organisme déploie deux lignes de défense complémentaires. L’immunité innée, non spécifique et immédiate, repose sur des barrières physiques (peau, muqueuses), la réaction inflammatoire aiguë et la phagocytose par les macrophages et neutrophiles. Elle prépare et amplifie la seconde ligne : l’immunité adaptative, lente à se mettre en place mais d’une précision redoutable grâce aux lymphocytes B (production d’anticorps spécifiques) et aux lymphocytes T (cytotoxicité et coordination de la réponse). La mémoire immunitaire explique pourquoi une seconde infection par le même agent est combattue bien plus rapidement. La vaccination exploite ce principe : en exposant le système immunitaire à un antigène inoffensif, elle lui permet de construire une mémoire protectrice avant tout contact avec le pathogène réel. L’immunothérapie mobilise ces mêmes mécanismes pour combattre les cancers.

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