Cours SVT · Classe de Terminale · Programme BO 2019

Tous les cours SVT de Terminale

En Terminale, les Sciences de la Vie et de la Terre se déclinent en deux parcours complémentaires : la Spécialité SVT, voie d’approfondissement pour les élèves qui visent les études supérieures scientifiques, et l’Enseignement Scientifique, parcours transversal qui croise mathématiques, physique et SVT pour former un regard citoyen éclairé sur les grands défis du XXIe siècle.

Tous les cours sont en accès libre. Retrouve ci-dessous les chapitres structurés, avec exemples scientifiques et QCM, pour chacun des deux parcours.



SVT Terminale Spécialité

La Spécialité SVT de Terminale est le parcours d’excellence pour les élèves qui souhaitent approfondir leur compréhension du vivant et de la Terre et se préparer aux études supérieures scientifiques : médecine, pharmacie, biologie, géologie, agronomie, écologie ou ingénierie environnementale. À raison de six heures hebdomadaires, le programme s’organise autour de trois grandes thématiques, articulant génétique, géologie, botanique, climatologie et physiologie humaine dans une exigence disciplinaire croissante. La Spécialité SVT est également l’un des enseignements qui peut être présenté à l’épreuve orale terminale du baccalauréat (Grand Oral).

La première thématique, La Terre, la vie et l’évolution du vivant, plonge au cœur de la génétique des populations. On comprend d’abord comment la reproduction sexuée redistribue les génomes génération après génération — brassages intrachromosomique (crossing-over) et interchromosomique, lois de Mendel, analyse de croisements. L’évolution des génomes passe aussi par des voies non sexuées : transferts horizontaux entre bactéries (à l’origine de la résistance aux antibiotiques), endosymbioses ayant donné naissance aux mitochondries et aux chloroplastes. On modélise ensuite comment les populations évoluent : le modèle de Hardy-Weinberg prédit la stabilité théorique des fréquences alléliques, mais la dérive génétique, la sélection naturelle, les migrations et la sélection sexuelle en font continuellement dévier les populations réelles vers la spéciation. La dimension géologique est tout aussi centrale : datation radiométrique, reconstitution des paléogéographies de la Terre, lecture des ophiolites comme témoins d’océans disparus, et marqueurs des rifts continentaux qui jalonnent l’histoire des cycles orogéniques.

La deuxième thématique, Enjeux planétaires contemporains, articule botanique et climatologie. L’étude des plantes à fleurs (Angiospermes) révèle comment elles s’adaptent à la vie fixée : organisation fonctionnelle, photosynthèse et production de métabolites, reproduction sexuée (pollinisation, fécondation croisée, dissémination des graines) et asexuée (clonage, totipotence). La domestication des plantes montre comment l’humanité a transformé les génomes végétaux — et, en retour, sa propre biologie — par sélection artificielle et biotechnologies, au prix d’un appauvrissement de la diversité allélique. La deuxième entrée de ce thème porte sur les variations climatiques à toutes les échelles de temps : glaciations du Carbonifère-Permien, optimum crétacé, cycles de Milankovitch, rôle de la tectonique sur le cycle du carbone et la circulation océanique. Ces comparaisons paléoclimatiques éclairent les mécanismes du réchauffement actuel et ses conséquences sur la biodiversité, les agrosystèmes et la santé humaine, ainsi que les pistes d’atténuation et d’adaptation.

La troisième thématique, Corps humain et santé, adopte une approche intégrée des systèmes physiologiques. On commence par le mouvement : réflexe myotatique, arc réflexe, neurones moteurs, synapses neuromusculaires et potentiels d’action. Le cerveau — ses aires motrices, ses faisceaux descendants — pilote le mouvement volontaire, et la plasticité cérébrale explique l’apprentissage et la récupération post-lésionnelle. La contraction musculaire exige de l’ATP : on détaille la respiration cellulaire (glycolyse, cycle de Krebs, chaîne respiratoire mitochondriale) et la fermentation lactique, ainsi que la régulation de la glycémie par l’insuline et le glucagon. Le thème se clôt sur la réponse au stress : l’axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien, l’adrénaline, le cortisol et les rétrocontrôles montrent l’intégration des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire — et comment un stress chronique peut déborder les capacités d’adaptation de l’organisme.



SVT · Enseignement Scientifique de Terminale

L’Enseignement Scientifique est une matière transversale et obligatoire pour tous les élèves de Terminale générale, quelle que soit leur combinaison de spécialités. Il n’est pas évalué à l’épreuve finale du baccalauréat mais entre dans le contrôle continu : chaque devoir compte. Il réunit mathématiques, physique-chimie et SVT autour de trois grandes questions contemporaines, avec pour ambition de former des citoyens capables de lire un modèle climatique, d’évaluer un choix énergétique ou de comprendre les mécanismes de l’évolution — et d’exercer un esprit critique face aux enjeux scientifiques qui traversent nos sociétés.

Le premier thème, Science, climat et société, retrace l’histoire de l’atmosphère terrestre depuis sa formation — riche en CO₂ et N₂ — jusqu’à sa composition actuelle, façonnée par la photosynthèse des premières cyanobactéries. On étudie le cycle du carbone et ses grands réservoirs (atmosphère, océan, biosphère, roches sédimentaires), la couche d’ozone et son rôle protecteur contre les UV. Le cœur du thème porte sur la complexité du système climatique : effet de serre, gaz à effet de serre (CO₂, CH₄, N₂O, vapeur d’eau), mécanismes de rétroaction (albédo des glaces, dégel du permafrost, végétation) et rôle tampon des océans. On analyse ensuite les modèles climatiques — leur construction, leur validation par les paléoclimats et leurs projections pour le XXIe siècle (+1,5 à 5 °C, montée des océans, événements extrêmes) — avant de conclure sur les scénarios de transition écologique et les choix individuels et collectifs qu’ils impliquent.

Le deuxième thème, Le futur des énergies, explore les enjeux de la transition énergétique à travers une double entrée historique et technique. Deux siècles d’histoire retracent les découvertes de Faraday (induction électromagnétique) et Maxwell, puis la révolution quantique du début du XXe siècle — qui a rendu possible les semi-conducteurs et les panneaux photovoltaïques. On compare les différents modes de production d’électricité sans combustion (éolien, solaire, hydraulique, nucléaire, piles à hydrogène) et les formes de stockage de l’énergie (accumulateurs, barrages-réservoirs, super-capacités). Un sous-thème est consacré à l’optimisation mathématique du transport électrique : minimisation des pertes par effet Joule, rôle de la haute tension, modélisation des réseaux par des graphes orientés. Le thème se conclut sur les critères qui guident les choix énergétiques des sociétés : disponibilité, impact climatique et sanitaire, faisabilité, inertie des infrastructures et dimension éthique Nord-Sud.

Le troisième thème, Une histoire du vivant, mobilise mathématiques, biologie et informatique pour comprendre l’évolution et ses implications. On commence par estimer la biodiversité à différentes échelles (méthodes de capture-marquage-recapture, intervalles de confiance à 95 %) et par modéliser son évolution : le modèle de Hardy-Weinberg prédit la stabilité des fréquences alléliques, mais les forces évolutives réelles — mutation, sélection, dérive génétique — en font s’écarter les populations naturelles. On explore ensuite comment l’évolution éclaire des phénomènes biologiques concrets : anatomies héritées de l’histoire évolutive, émergence de résistances aux antibiotiques, impacts de la monoculture sur la diversité végétale. La paléoanthropologie retrace l’évolution humaine, des premiers bipèdes aux cohabitations entre Homo sapiens, Néandertaliens et Dénisoviens. Les modèles démographiques (linéaire, exponentiel de Malthus) permettent de prédire l’évolution des populations. Le thème se clôt sur l’intelligence artificielle : apprentissage machine, biais algorithmiques, inférence bayésienne et questions éthiques — illustrant comment l’humain externalise aujourd’hui certaines formes de raisonnement dans des machines.

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