Chapitre 23 — Les muscles, les vaisseaux et les nerfs du membre inférieur · Topic 5 : Les espaces de passage, les vaisseaux et les nerfs · Leçon 5.3

⏱️ Durée : 16 min
🎓 Niveau : PASS / LAS / L1 Santé
📚 Topic : Les espaces de passage, les vaisseaux et les nerfs
🔑 Prérequis : Les plexus lombaire et sacré (chapitre 15), les espaces de passage (leçon 5.1)

L’origine des plexus lombal et sacral a déjà été vue depuis le pelvis, au chapitre 15 : racines, branches collatérales, et le nerf sciatique comme branche terminale. Cette leçon prend le relais à la sortie du bassin et suit les nerfs dans le membre : qui commande quoi, qui rend sensible quoi, et surtout où chaque nerf peut être comprimé. Deux troncs se partagent la tâche : le nerf fémoral devant, le nerf sciatique derrière.

🎯 Objectifs pédagogiques

À la fin de cette leçon, tu sauras :

  • citer les quatre branches terminales du nerf fémoral et leurs territoires ;
  • situer le nerf obturateur et le nerf cutané latéral de la cuisse ;
  • suivre le nerf sciatique de la fesse à la fosse poplitée ;
  • opposer nerf tibial et nerf fibulaire commun, moteur et sensitif ;
  • reconstituer la carte sensitive du pied et les points de compression.

🧭 Plan de la leçon

  1. Deux plexus, deux façades
  2. Les nerfs du plexus lombal dans le membre
  3. Le nerf sciatique
  4. Le nerf tibial et le nerf fibulaire commun
  5. La carte sensitive et les points de compression

1. Deux plexus, deux façades

Le partage du membre inférieur

  • Le plexus lombal naît entre les deux chefs du muscle psoas et ses nerfs émergent à son bord latéral. Il prend en charge la face antérieure et médiale du membre.
  • Le plexus sacral se trouve à la face antérieure du sacrum et du muscle piriforme. Il prend en charge, par le nerf sciatique, toute la face postérieure du membre — et, en aval du genou, la quasi-totalité de la jambe et du pied.
  • Les deux sont reliés par le tronc lombo-sacré (L4-L5) : on parle aussi de plexus lombo-sacré.

Les racines de chaque plexus et leurs branches collatérales vues du pelvis sont détaillées au chapitre 15 : on ne les reprend pas ici.

Plexus sacral et tronc lombo-sacral, et ses branches dont le nerf sciatique
Figure 1 — Formé du tronc lombo-sacral et des racines sacrales, il donne le plus volumineux nerf du corps, le sciatique.

Ce schéma résume le point de jonction des deux plexus. Le tronc lombo-sacré est la passerelle : c’est parce que les racines L4 et L5 descendent rejoindre les racines sacrées que le nerf sciatique porte des fibres lombales autant que sacrées. Une hernie discale L4-L5 ou L5-S1 peut donc donner une sciatique, alors même que le disque en cause est lombal.

2. Les nerfs du plexus lombal dans le membre

Plexus lombal et ses branches destinées au membre inférieur, formé des racines L1 à L4
Figure 2 — Né des racines lombales, il donne notamment le nerf fémoral et le nerf obturateur.

Quatre nerfs quittent le plexus lombal pour le membre inférieur. Le plus important, et de loin, est le nerf fémoral.

Nerf Racines Trajet dans le membre Territoires
Nerf fémoral (+++) L2, L3, L4 (partie postérieure) Il est relativement court, chemine entre les muscles psoas et iliaque, passe sous le ligament inguinal dans le compartiment latéral (lacune musculaire), puis se divise rapidement en quatre branches terminales. Il ne descend pas dans la cuisse, à l’inverse de l’artère fémorale Moteur : muscle iliaque et partie inférieure du muscle psoas ; mixte pour la cuisse antérieure
Nerf obturateur L2, L3, L4 (partie antérieure) Il chemine en dedans du psoas, traverse le foramen obturé à sa partie supéro-médiale ; son rameau antérieur passe en avant du court adducteur, son rameau postérieur en arrière Moteur : long adducteur, court adducteur, faisceau oblique du grand adducteur. Sensitif : cuisse médiale inférieure et genou médial
Nerf cutané latéral de la cuisse L2, L3 Il longe le muscle iliaque, chemine sous l’EIAS et passe dans un dédoublement latéral du ligament inguinal Sensitif pur : cuisse latérale
Nerf génito-fémoral L1, L2 Son rameau fémoral passe sous le ligament inguinal (il fait partie du contenu du trigone) ; son rameau génital passe dans le canal inguinal Sensitif : racine de la cuisse, partie antérieure
Nerf fémoral et ses branches terminales à la cuisse, dont le nerf saphène
Figure 3 — Il commande le quadriceps et donne le nerf saphène, sensitif pour la face médiale de la jambe.

Les quatre branches terminales du nerf fémoral sont à connaître nom par nom :

Le nerf musculaire latéral Mixte. Sa branche sensitive traverse le muscle sartorius. Moteur pour le sartorius, sensitif pour la cuisse antérieure
Le nerf musculaire médial Mixte. Presque perpendiculaire au nerf fémoral ; sa branche sensitive passe en avant des vaisseaux fémoraux, sa branche motrice en arrière. Moteur pour le pectiné, sensitif pour la cuisse médiale supérieure
Le nerf du quadriceps Moteur pur : il donne quatre rameaux, un pour chacun des quatre chefs du quadriceps
Le nerf saphène Sensitif pur. Dans la cuisse médiale, il est satellite des vaisseaux fémoraux (canal des adducteurs) ; dans la jambe médiale, il devient satellite de la veine grande saphène. Territoire : jambe médiale et bord médial du pied
Nerf du quadriceps ≠ artère du quadriceps

Le nerf du quadriceps provient du nerf fémoral, alors que l’artère du quadriceps est issue de l’artère profonde de la cuisse — et non de l’artère fémorale. Une incapacité à étendre le genou peut donc venir d’une atteinte du muscle quadriceps, du nerf fémoral ou du plexus lombal.

La méralgie paresthésique (complément hors fiche Sorbonne)

Le nerf cutané latéral de la cuisse traverse un dédoublement du ligament inguinal, juste sous l’EIAS : un défilé étroit. Sa compression à ce niveau — obésité, ceinture ou pantalon trop serré, grossesse, station debout prolongée — provoque une méralgie paresthésique : brûlures et fourmillements de la face latérale de la cuisse, sans aucun déficit moteur, puisque ce nerf est purement sensitif. C’est le premier syndrome canalaire du membre inférieur par ordre de fréquence à la racine de la cuisse.

Nerfs ilio-hypogastrique et ilio-inguinal cheminant dans la paroi abdominale vers l'aine
Figure 4 — Branches hautes du plexus lombal, ils innervent la paroi abdominale basse et la région inguinale.
Nerf cutané latéral de la cuisse et son territoire sur la face latérale de la cuisse
Figure 5 — Purement sensitif, sa compression sous le ligament inguinal donne la méralgie paresthésique.
Nerf fémoral et son trajet dans le pelvis, entre le psoas et l'iliaque jusqu'à la lacune musculaire
Figure 6 — Il descend dans le sillon entre psoas et iliaque puis passe sous le ligament inguinal par la lacune musculaire.
Nerf obturateur et son trajet du pelvis au canal obturateur
Figure 7 — Il quitte le pelvis par le canal obturateur pour gagner la loge médiale de la cuisse.
Nerf obturateur se divisant en rameaux antérieur et postérieur dans la loge médiale de la cuisse
Figure 8 — Ses deux rameaux encadrent le court adducteur et innervent les muscles adducteurs.

3. Le nerf sciatique

Le plus gros nerf du corps

Le nerf sciatique (ou ischiatique) naît de toutes les racines du plexus sacral — L4-L5, S1, S2, S3 — et présente un diamètre équivalent à celui du petit doigt. C’est un nerf mixte pour toute la face postérieure du membre inférieur.

Trajet Il traverse le canal infra-piriforme de la grande échancrure ischiatique.
Il passe en profondeur des muscles glutéaux et traverse le quadrant inféro-médial de la fesse.
Il descend verticalement dans la cuisse postérieure, entre le muscle grand adducteur et les muscles ischio-jambiers.
Il se divise en deux branches terminales dans la fosse poplitée.
Territoire moteur Le faisceau vertical du grand adducteur et les muscles ischio-jambiers
Branches terminales Le nerf tibial et le nerf fibulaire commun
Nerf sciatique à la face postérieure de la cuisse et sa division en nerfs tibial et fibulaire commun
Figure 9 — Le plus volumineux nerf du corps se divise habituellement au sommet de la fosse poplitée en tibial et fibulaire commun.

Ces deux images se lisent ensemble : la dissection donne le trajet, le schéma des quadrants donne le repère de surface qui permet de piquer sans toucher le nerf.

Trois pièges cliniques du nerf sciatique

  • L’injection intra-musculaire. Parce qu’il traverse le quadrant inféro-médial de la fesse, toute injection dans le grand glutéal, toute infiltration et toute pose de prothèse de hanche imposent de connaître son trajet pour ne pas le léser.
  • Le syndrome du piriforme. Chez certains sujets, le nerf traverse le muscle piriforme : un spasme du muscle suffit alors à le comprimer et à reproduire une sciatique.
  • Le biceps fémoral. Le nerf chemine entre les deux chefs du biceps fémoral, ce qui explique la proximité des lésions nerveuses et des atteintes des ischio-jambiers.
Nerf glutéal supérieur sortant du bassin au-dessus du piriforme pour les muscles moyen et petit glutéaux
Figure 10 — Il émerge par le canal supra-piriforme et commande les abducteurs de la hanche.
Nerf glutéal inférieur sortant du bassin sous le piriforme pour le muscle grand glutéal
Figure 11 — Il émerge par le canal infra-piriforme et innerve le grand glutéal, extenseur de la hanche.
Nerfs glutéaux et sciatique en place dans la région fessière, autour du muscle piriforme
Figure 12 — Le piriforme partage la région fessière ; au-dessus et au-dessous émergent les nerfs glutéaux et le sciatique.

4. Le nerf tibial et le nerf fibulaire commun

Nerf tibial dans la loge postérieure de la jambe et son passage sous la malléole médiale
Figure 13 — Il innerve les fléchisseurs de la jambe et gagne la plante en contournant la malléole médiale.

Toute la jambe et tout le pied dépendent de cette division. Deux nerfs, deux loges, deux comportements : l’un reste profond et postérieur, l’autre devient superficiel et latéral.

Le nerf tibial Le nerf fibulaire commun
Origine Fosse poplitée ← nerf sciatique Fosse poplitée ← nerf sciatique
Trajet Il prolonge le nerf sciatique sur la ligne médiane de la fosse poplitée, descend verticalement dans la jambe postérieure entre les muscles tibial postérieur et fléchisseur des orteils, puis passe sous la malléole médiale pour gagner le pied médial. Il est satellite de l’artère poplitée puis de l’artère tibiale postérieure Il longe le tendon distal du biceps fémoral, contourne le col de la fibula en superficie et devient latéral, puis se divise rapidement en deux branches terminales : les nerfs fibulaires profond et superficiel
Territoire moteur Muscles postérieurs de la jambe (triceps sural et fléchisseurs) et muscles intrinsèques du pied, sauf le court extenseur de l’hallux Par ses deux branches : muscles antérieurs et latéraux de la jambe
Territoire sensitif Jambe postérieure et plante du pied, via les nerfs plantaires médial et latéral Par ses deux branches : dos du pied (voir ci-dessous)
Les deux branches du nerf fibulaire commun

  • Le nerf fibulaire profondmixte, pour la jambe antérieure. Il descend verticalement au contact de la membrane interosseuse, entre les muscles tibial antérieur et extenseur des orteils, passe sous le rétinaculum des extenseurs, satellite de l’artère tibiale antérieure. Moteur : muscles extenseurs de la jambe et court extenseur de l’hallux. Sensitif : 1er espace interosseux du dos du pied.
  • Le nerf fibulaire superficielmixte, pour la jambe latérale et le dos du pied. Il descend dans la jambe latérale entre les muscles long et court fibulaires, devient superficiel dans la partie basse de la jambe. Moteur : muscles éverseurs. Sensitif : dos du pied sauf le 1er espace interosseux, via les nerfs cutanés dorsaux.
Nerf fibulaire commun contournant le col de la fibula et se divisant en fibulaire superficiel et profond
Figure 14 — Superficiel au col de la fibula, il y est très exposé aux traumatismes ; sa lésion donne le pied tombant.

La vignette latérale porte à elle seule tout le message clinique : à l’endroit marqué par l’astérisque, il n’y a que la peau entre le nerf et le monde extérieur.

Le col de la fibula, point noir de l’innervation du membre

Le nerf fibulaire commun contourne le col de la fibula où il est très superficiel — alors que l’artère fibulaire, elle, reste postérieure. Une station assise jambes croisées, un choc latéral sur la jambe ou un plâtre trop serré suffisent à le comprimer : décharges électriques, fourmillements, puis déficit des releveurs du pied. Le patient ne peut plus relever la pointe et marche en steppage, en levant haut le genou pour ne pas accrocher le sol.

Le nerf sural

Le nerf sural n’est pas considéré comme une branche terminale à proprement parler du nerf sciatique : il naît de la réunion de deux branches, le nerf cutané sural médial (issu du nerf tibial) et le nerf cutané sural latéral (issu du nerf fibulaire commun). Sensitif pur, il est satellite de la veine petite saphène, passe sous la malléole latérale et innerve la jambe latérale, la cheville latérale et le bord latéral du pied.

Une coquille du résumé de la fiche

Le tableau de la p.60 attribue le nerf sural au « nerf tibial + nerf fibulaire profond ». C’est le nerf fibulaire commun qui donne le nerf cutané sural latéral, comme la fiche l’écrit elle-même deux pages plus haut. Le nerf fibulaire profond, lui, n’a qu’un seul territoire sensitif : le 1er espace interosseux du dos du pied. Si la question tombe telle quelle au concours, la réponse attendue reste celle de la fiche.

Le territoire du nerf glutéal supérieur

La fiche donne comme territoire moteur du nerf glutéal supérieur « le muscle glutéal moyen, le muscle glutéal inférieur et le tenseur du fascia lata ». Il n’existe pas de « muscle glutéal inférieur » : le nerf glutéal supérieur innerve le moyen glutéal, le petit glutéal et le tenseur du fascia lata. Le nerf glutéal inférieur, lui, n’innerve que le grand glutéal. Si la question tombe telle quelle au concours, la réponse attendue reste celle de la fiche.

Complément hors fiche Sorbonne : une atteinte du nerf glutéal supérieur paralyse les abducteurs de hanche et donne un signe de Trendelenburg — le bassin bascule du côté sain lors de l’appui unipodal.

Nerf fibulaire superficiel dans la loge latérale de la jambe et son territoire sur le dos du pied
Figure 15 — Il commande les muscles fibulaires (éversion) et donne la sensibilité du dos du pied.
Nerf fibulaire profond dans la loge antérieure de la jambe et son territoire au premier espace interdigital
Figure 16 — Il commande les releveurs du pied ; sa lésion donne le steppage et une anesthésie du premier espace interorteil.
Nerfs cutanés de la jambe : nerf sural en arrière et nerf saphène en dedans
Figure 17 — Sensitifs, ils longent les saphènes ; le nerf sural sert souvent de greffon nerveux.

5. La carte sensitive et les points de compression

Territoires moteurs du membre inférieur : chaque compartiment musculaire rapporté à son nerf
Figure 18 — Une loge, un nerf : associer chaque compartiment à son nerf permet de localiser une paralysie.

La logique motrice tient en quelques lignes : le nerf fémoral commande les extenseurs du genou, le nerf obturateur les adducteurs, les nerfs glutéaux les abducteurs et extenseurs de hanche, le nerf sciatique les ischio-jambiers, puis le nerf tibial tous les fléchisseurs (jambe postérieure et pied) et le nerf fibulaire commun tous les extenseurs et éverseurs (jambe antérieure et latérale).

Territoires sensitifs cutanés du membre inférieur, différenciés par des couleurs
Figure 19 — La carte des territoires cutanés permet de désigner le nerf lésé à partir de la zone d’anesthésie.

Quatre repères suffisent pour la cuisse : latérale = nerf cutané latéral de la cuisse ; antérieure = nerf fémoral (nerf musculaire latéral) ; médiale = nerf musculaire médial en haut, nerf obturateur en bas ; postérieure = nerf cutané postérieur de la cuisse. Pour la jambe : médiale = nerf saphène, postérieure = nerf tibial, latérale = nerf sural et nerf fibulaire superficiel.

Innervation sensitive du pied en vues dorsale et plantaire, territoires des nerfs plantaires et fibulaires
Figure 20 — Nerfs plantaires médial et latéral en dessous, nerfs fibulaires et sural au-dessus se partagent la peau du pied.

Le pied est le seul endroit du corps où quatre nerfs différents se partagent quelques centimètres de peau. Le tableau ci-dessous reprend cette carte en remontant chaque territoire jusqu’à son tronc d’origine — c’est sous cette forme que la question tombe le plus souvent.

Région du pied Nerf Tronc d’origine
Le bord latéral Nerf sural Nerf tibial + nerf fibulaire commun
Le bord médial Nerf saphène Nerf fémoral
La plante Nerfs plantaires médial et latéral Nerf tibial
Le dos du pied, sauf le 1er espace Nerfs cutanés dorsaux Nerf fibulaire superficiel
Le 1er espace interosseux Nerf fibulaire profond
Le tunnel tarsien (complément hors fiche Sorbonne)

Le nerf tibial ne passe pas exactement « sous » la malléole médiale : il la contourne en arrière puis en dessous, dans un défilé fibreux appelé tunnel tarsien, en compagnie de l’artère et des veines tibiales postérieures et des tendons fléchisseurs. Sa compression à ce niveau réalise le syndrome du tunnel tarsien : brûlures et fourmillements de la plante du pied, majorés à la marche. C’est l’équivalent au pied du syndrome du canal carpien.

🧠 À retenir absolument

  • Plexus lombal (entre les deux chefs du psoas) = façade antérieure et médiale ; plexus sacral (devant sacrum et piriforme) = façade postérieure ; jonction par le tronc lombo-sacré L4-L5. Racines et collatérales : voir le chapitre 15.
  • Nerf fémoral (L2-L4 post.) : entre psoas et iliaque, lacune musculaire, division rapide — il ne descend pas dans la cuisse. Quatre branches : musculaire latéral (sartorius), musculaire médial (pectiné), nerf du quadriceps, nerf saphène.
  • Nerf obturateur (L2-L4 ant.) : foramen obturé, moteur des adducteurs (sauf faisceau vertical du grand adducteur), sensitif cuisse médiale inférieure et genou médial.
  • Nerf cutané latéral de la cuisse (L2-L3) : sensitif pur, sous l’EIAS → cuisse latérale.
  • Nerf sciatique : toutes les racines du plexus sacral, canal infra-piriforme, quadrant inféro-médial de la fesse, entre grand adducteur et ischio-jambiers, division dans la fosse poplitée. Moteur : ischio-jambiers + faisceau vertical du grand adducteur.
  • Nerf tibial : ligne médiane de la fosse poplitée, jambe postérieure, sous la malléole médiale ; moteur des fléchisseurs et de tous les intrinsèques du pied sauf le court extenseur de l’hallux ; sensitif jambe postérieure + plante.
  • Nerf fibulaire commun : tendon du biceps fémoral, col de la fibula (très superficiel) → fibulaire profond (extenseurs + court extenseur de l’hallux ; 1er espace interosseux) et fibulaire superficiel (éverseurs ; dos du pied sauf 1er espace).
  • Nerf sural = cutané sural médial (tibial) + cutané sural latéral (fibulaire commun) ; satellite de la petite saphène → jambe et cheville latérales, bord latéral du pied.
  • Points de compression : EIAS (méralgie paresthésique), piriforme (syndrome du piriforme), col de la fibula (steppage), tunnel tarsien (plante du pied).

❓ Questions fréquentes

Quelles sont les quatre branches terminales du nerf fémoral ?

Le nerf musculaire latéral (sartorius, sensibilité de la cuisse antérieure), le nerf musculaire médial (pectiné, cuisse médiale supérieure), le nerf du quadriceps (moteur pur, quatre rameaux) et le nerf saphène (sensitif pur, jambe médiale et bord médial du pied).

Où le nerf sciatique se divise-t-il ?

Dans la fosse poplitée, en nerf tibial et nerf fibulaire commun. Le nerf tibial prolonge le sciatique sur la ligne médiane et reste postérieur ; le nerf fibulaire commun part en dehors, le long du tendon du biceps fémoral, vers le col de la fibula.

Pourquoi croiser les jambes peut-il endormir le pied ?

Parce que le nerf fibulaire commun contourne le col de la fibula en position très superficielle, directement sous la peau. Une pression prolongée à ce niveau — jambes croisées, plâtre serré, choc latéral — provoque fourmillements, décharges électriques et déficit des releveurs du pied, responsable d’une marche en steppage.

Quel nerf innerve la plante du pied ?

Le nerf tibial, par ses deux branches terminales : les nerfs plantaires médial et latéral. Il commande aussi tous les muscles intrinsèques du pied, à la seule exception du court extenseur de l’hallux, qui dépend du nerf fibulaire profond.

De quels nerfs vient le nerf sural ?

De la réunion du nerf cutané sural médial, issu du nerf tibial, et du nerf cutané sural latéral, issu du nerf fibulaire commun. Purement sensitif, il suit la veine petite saphène et innerve la jambe latérale, la cheville latérale et le bord latéral du pied.

Contenu pédagogique original — Réussir SVT. L’équipe Réussir SVT.

🤖 Synthèse rédigée avec assistance IA à partir des cours universitaires et de sources académiques de référence.

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