Chapitre 2 — Les épithéliums · Topic 2 : Les jonctions et les polarités épithéliales · Leçon 2.3
À l’opposé du pôle apical, la région basale ancre la cellule à la lame basale grâce à des jonctions cellule-matrice (hémidesmosomes, contacts focaux). Cette leçon décrit aussi le labyrinthe basal et une seconde polarité : la polarité planaire.
🎯 Objectifs pédagogiques
À la fin de cette leçon, tu sauras :
- décrire la lame basale ;
- distinguer hémidesmosome et contact focal ;
- citer le rôle des intégrines ;
- expliquer le labyrinthe basal ;
- définir la polarité planaire.
🧭 Plan de la leçon
- La région basale et la lame basale
- Les jonctions cellule-matrice et le labyrinthe
- La polarité planaire
1. La région basale et la lame basale
La région basale de la cellule épithéliale repose sur la lame basale. La lame basale est une structure spécialisée de la matrice extracellulaire contenant du collagène IV et de la laminine (vue au chapitre 1).
On parle souvent de domaine latéro-basal (région basale + côtés latéraux), car le domaine latéral ressemble beaucoup au domaine basal. Il est impliqué dans la transduction du signal et les interactions cellules-cellules.
2. Les jonctions cellule-matrice et le labyrinthe

La région basale possède des dispositifs de jonctions cellule-matrice qui ancrent la cellule à la lame basale :
| Hémidesmosomes | En relation avec les filaments intermédiaires. |
| Contacts focaux | En relation avec les microfilaments. |
La liaison à la matrice extracellulaire est assurée par des molécules de la famille des intégrines.
Parfois, la membrane plasmique basale présente des invaginations réalisant un labyrinthe. Entre ces invaginations siègent de nombreuses mitochondries : c’est le signe d’un fort métabolisme (transport actif). Exemples : le tube contourné du rein et l’épithélium des plexus choroïdes.
Ne confonds pas : le desmosome (leçon 2.1) est une jonction cellule-cellule ; l’hémidesmosome est une jonction cellule-matrice (ancrage à la lame basale). Tous deux sont reliés aux filaments intermédiaires, mais le contact focal, lui, est relié aux microfilaments.
3. La polarité planaire
La polarité planaire est une seconde polarité, encore peu enseignée en médecine mais de mieux en mieux reconnue en recherche. Découverte chez la mouche, elle est fondamentale en biologie du développement.
Elle s’observe dans le plan de la surface apicale de l’épithélium : vue de dessus (et non en coupe), certaines différenciations — comme le cil primaire — sont toujours localisées à un même pôle cellulaire (antérieur ou postérieur). C’est une polarité dans le plan, perpendiculaire à la polarité apico-basale.
🧠 À retenir absolument
- Région basale : repose sur la lame basale (MEC spécialisée : collagène IV + laminine).
- Jonctions cellule-matrice : hémidesmosomes (filaments intermédiaires) et contacts focaux (microfilaments) ; liaison par les intégrines.
- Labyrinthe basal : invaginations + nombreuses mitochondries = fort métabolisme (tube contourné du rein, plexus choroïdes).
- Domaine latéro-basal : transduction du signal, interactions cellules-cellules.
- Polarité planaire : dans le plan de la surface apicale (vue de dessus) ; ex. cil primaire toujours du même côté ; importante en développement.
❓ Questions fréquentes
Qu’est-ce que la lame basale ?
C’est une structure spécialisée de la matrice extracellulaire sur laquelle repose la région basale des cellules épithéliales. Elle contient notamment du collagène IV et de la laminine.
Quelle différence entre hémidesmosome et contact focal ?
Ce sont deux jonctions cellule-matrice de la région basale. L’hémidesmosome est en relation avec les filaments intermédiaires ; le contact focal est en relation avec les microfilaments. La liaison à la matrice est assurée par des intégrines.
Qu’est-ce que le labyrinthe basal ?
Ce sont des invaginations de la membrane plasmique au pôle basal, entre lesquelles siègent de nombreuses mitochondries. Il témoigne d’un fort métabolisme (transport actif), comme dans le tube contourné du rein ou les plexus choroïdes.
Qu’est-ce que la polarité planaire ?
C’est une polarité observée dans le plan de la surface apicale de l’épithélium (vue de dessus) : certaines différenciations, comme le cil primaire, sont toujours localisées à un même pôle cellulaire. Découverte chez la mouche, elle est fondamentale en biologie du développement.
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