Chapitre 6 2GT – Communication intra-spécifique et sélection sexuelle

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À propos du cours

Chapitre 6 — Communication intra-spécifique et sélection sexuelle · Thème 1.B : La biodiversité, résultat et étape de l’évolution

Comment un papillon mâle repère-t-il une femelle à plusieurs kilomètres ? Que se disent exactement les abeilles quand elles dansent dans leur ruche ? Et pourquoi le paon mâle traîne-t-il derrière lui un ornement qui semble être un handicap évolutif ?

Ce sixième chapitre clôt le Thème 1.B et prolonge naturellement le chapitre 5 sur les forces évolutives. Après avoir vu que la sélection naturelle et la dérive génétique fabriquent la biodiversité, on découvre ici deux dimensions supplémentaires qui façonnent le vivant : la communication intra-spécifique (émetteur, signal, récepteur, réponse comportementale) et la sélection sexuelle, décrite par Darwin dès 1871 et qui explique de nombreux traits paradoxaux — dimorphisme extrême, ornements coûteux, parades élaborées. Les exemples historiques mobilisent des travaux Nobel (Butenandt sur les phéromones, von Frisch sur la danse des abeilles) et des expériences de terrain modernes (Andersson sur la veuve à longue queue, Petrie sur les paons de Whipsnade).

Au programme

2 topics, 4 leçons, environ 1 h 15 de contenu.

  1. Modes de communication chez les animaux — les 4 grands modes (chimique, sonore, visuel, tactile) avec avantages/inconvénients, puis étude approfondie de la danse des abeilles décodée par Karl von Frisch (Nobel 1973) : danse en rond, danse frétillante en 8, codage de la direction (angle avec la verticale) et de la distance (durée du frétillement).
  2. Sélection sexuelle et dimorphisme — les deux mécanismes darwiniens (compétition entre mâles, choix des femelles), théorie du handicap (Zahavi 1975), puis focus sur la queue du paon comme cas emblématique : expériences de Marion Petrie (Whipsnade, années 1990) démontrant que les femelles choisissent les mâles à plus grande traîne / plus d’ocelles.

Notre approche pédagogique

C’est un chapitre d’éthologie et de biologie évolutive qui montre que les comportements — au même titre que les caractères morphologiques — sont soumis à l’évolution. Chaque leçon « exemple » mobilise un argument scientifique historique (Butenandt et l’isolement du bombykol chez Bombyx mori 1959, expériences de von Frisch sur les mangeoires colorées et la ruche vitrée, Andersson et l’allongement/raccourcissement artificiel des rectrices chez Euplectes progne 1982, Petrie et le comptage d’ocelles sur les paons de Whipsnade) que tu peux réutiliser tel quel dans un devoir. Les concepts sont présentés à l’échelle du lycée : on comprend les mécanismes et les preuves expérimentales, sans entrer dans la formalisation mathématique de la théorie du signal honnête qui sera vue en spécialité SVT ou en biologie du comportement en supérieur.

À qui s’adresse ce cours ?

Aux élèves de Seconde générale (tronc commun SVT). Les notions de ce chapitre sont au programme du baccalauréat et constituent aussi un socle utile pour la spécialité SVT en Première/Terminale (mécanismes de l’évolution, coévolution, comportements sociaux) et pour l’enseignement scientifique (biodiversité, évolution).

Prérequis : notion de sélection naturelle et de valeur sélective (chapitre 5), notion de diversité intra-spécifique et d’espèce selon Mayr (chapitres 3 et 4). Aucune notion préalable d’éthologie n’est nécessaire.

Comment ce cours est conçu

  • Leçons textuelles courtes (15–20 min), avec tableaux, encadrés et arguments scientifiques
  • Objectifs pédagogiques et plan annoncés en début de chaque leçon
  • Encadrés « notion-clé », « le saviez-vous » et « attention à ne pas confondre »
  • « À retenir absolument » et FAQ à la fin de chaque leçon
  • Quiz formatifs (QCM de 15 questions) pour t’auto-évaluer après chaque leçon, avec révisions inédites des chapitres antérieurs
  • Sources scientifiques rigoureuses : BO 2019, CNRS, MNHN, INRAE, Institut Pasteur, Max Planck Institute, Nobel, Cambridge, Oxford

À la fin de ce cours, tu sauras…

  • Définir la communication intra-spécifique (émetteur, signal, récepteur, réponse comportementale)
  • Distinguer les quatre grands modes de communication (chimique, sonore, visuel, tactile) et donner un exemple pour chacun
  • Mobiliser l’argument Butenandt (1959) sur le bombykol chez Bombyx mori comme preuve d’un signal chimique quantifiable
  • Décrire la danse des abeilles et expliquer le codage direction/distance mis en évidence par von Frisch
  • Définir la sélection sexuelle et la distinguer de la sélection naturelle
  • Distinguer sélection intra-sexuelle (compétition entre mâles) et inter-sexuelle (choix des femelles)
  • Expliquer le dimorphisme sexuel et la théorie du handicap (Zahavi 1975)
  • Mobiliser les expériences de Andersson (1982) et de Petrie (années 1990) comme arguments expérimentaux du choix des femelles

Bonne lecture — et bienvenue dans le monde de la communication et de la séduction animales !

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Qu’allez-vous apprendre ?

  • Les modes de communication animale — chimique, sonore, visuel, tactile ; découverte du bombykol par Butenandt (1959).
  • La danse des abeilles — von Frisch (Nobel 1973), danse en rond, danse frétillante, codage direction/distance.
  • La sélection sexuelle — définition darwinienne (1871), sélection intra- et inter-sexuelle, dimorphisme.
  • La théorie du handicap — Zahavi 1975, argument expérimental d'Andersson sur la veuve à longue queue (1982).
  • La queue du paon — dimorphisme extrême, expériences de Petrie à Whipsnade (années 1990), choix femelle.

Contenu du cours

Modes de communication chez les animaux
Les animaux échangent en permanence des informations avec leurs congénères. Ce topic présente les grands modes de communication (chimique, sonore, visuelle, tactile) et détaille l'exemple emblématique de la danse des abeilles, un véritable langage symbolique décrypté par Karl von Frisch.

Sélection sexuelle et dimorphisme
Darwin (1871) a proposé un second moteur évolutif : la sélection sexuelle. Elle explique combats de mâles, parades, plumages et dimorphisme. Le paradoxe de la queue du paon éclairé par Andersson et Petrie.

Notes et avis de l’apprenant

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