Chapitre 25 — L’histologie de l’appareil reproducteur · Topic 6 : L’histologie de l’appareil reproducteur (synthèse) · Leçon 6.2

⏱️ Durée : 15 min
🎓 Niveau : PASS / LAS / L1 Santé
📚 Topic : L’histologie de l’appareil reproducteur (synthèse)
🔑 Prérequis : Notions d’épithéliums (module Histologie), ovogenèse et folliculogenèse (module Reproduction)
Une fiche de révision, pas un traité

Comme pour le versant masculin, cette leçon est une synthèse condensée resserrée sur la fiche Sorbonne. L’ovogenèse, la folliculogenèse et l’anatomie fine de l’utérus sont développées dans les modules Histologie et Biologie de la reproduction : les liens « Pour aller plus loin » y renvoient. Ici, des tableaux récap pour réviser vite.

L’appareil génital féminin s’organise autour de l’ovaire (gonade), puis des voies qui reçoivent l’ovocyte et accueillent l’embryon : trompes, utérus, col et vagin. Il a une double fonction exocrine (ovocytes) et endocrine (stéroïdes sexuels).

Appareil génital féminin : vue d'ensemble (ovaires, trompes, utérus, col et vagin)
Figure 1 — Appareil génital féminin : vue d’ensemble

🎯 Objectifs pédagogiques

À la fin de cette leçon, tu sauras :

  • citer les 4 zones de l’ovaire et les grandes lignes de l’ovogenèse ;
  • ordonner les stades folliculaires jusqu’au follicule de De Graaf, puis corps jaune et corps blanc ;
  • décrire les portions et la paroi des trompes utérines ;
  • énumérer les trois couches de l’utérus et les phases du cycle endométrial ;
  • opposer endocol et exocol, et décrire le vagin.

🧭 Plan de la leçon

  1. L’ovaire : 4 zones, ovogenèse et folliculogenèse
  2. Les trompes utérines
  3. L’utérus, le col et le vagin

1. L’ovaire : 4 zones, ovogenèse et folliculogenèse

Les ovaires sont deux organes pairs (~4 × 1,5 cm) à double fonction : exocrine (ovocytes matures) et endocrine (hormones stéroïdes). Chaque ovaire comporte quatre zones :

Zone (de la surface au centre) Caractéristiques
Épithélium ovarien superficiel Épithélium simple recouvrant l’ovaire
Albuginée ovarienne Tissu conjonctif dense
Cortex Lieu de la folliculogenèse : stroma + follicules (évolution centrifuge)
Médullaire Tissu fibreux, quelques fibres musculaires, vaisseaux et nerfs (abordent par le hile)
Ovaire en histologie : cortex périphérique riche en follicules et médullaire centrale
Figure 2 — Ovaire (histologie) : cortex et médullaire

L’ovogenèse (développement des ovocytes) est discontinue, de la vie fœtale à la ménopause : multiplication des ovogonies (vie fœtale, stock définitif au 7ᵉ mois), différenciation en ovocytes I bloqués en prophase I, puis maturation (reprise de méiose, blocage en métaphase II à l’ovulation, achèvement seulement en cas de fécondation).

Ovocyte : vésicule germinative et étapes de la maturation nucléaire
Figure 3 — Ovocyte : vésicule germinative et maturation nucléaire

La folliculogenèse est un processus continu (puberté → ménopause), dans le cortex. Les follicules passent par des stades à connaître :

Folliculogenèse : évolution du follicule primordial jusqu'au follicule mûr de De Graaf
Figure 4 — Folliculogenèse : du follicule primordial au follicule mûr
Follicule Points clés
Primordial Ovocyte I (40 µm) + une couche de cellules folliculeuses pavimenteuses ; pool de réserve
Primaire Une couche de cellules folliculeuses cubiques ; apparition de la zone pellucide et de la membrane de Slavjanski
Secondaire (180 µm) Plusieurs couches = granulosa ; apparition de la thèque interne (œstrogènes)
Tertiaire (antral) Cavité antrale (liquide folliculaire) ; corona radiata, granulosa, thèque interne + thèque externe ; visible à l’échographie
Mûr (De Graaf, 20 mm) Ovocyte relié à la granulosa par le cumulus oophorus ; pic de LH → ovulation ~36 h après
Corps jaune → corps blanc Follicule vidé → cellules lutéales (progestérone + œstrogènes) ; dégénère en corps blanc par atrésie
Coupe d'ovaire : follicules primordial à antral, follicule rompu, corps jaune et corps albicans, cortex et médullaire
Figure 5 — Ovaire (schéma) : follicules, corps jaune et corps albicans

Une seule coupe pour tout réviser : le futur (follicules primordiaux en périphérie), le présent (follicule de De Graaf) et le passé (corps jaune et corps blanc).

Follicule primordial en histologie : ovocyte I entouré d'une couche de cellules folliculeuses pavimenteuses
Figure 6 — Follicule primordial (histologie)
Follicule primaire : cellules folliculeuses cubiques, zone pellucide et membrane de Slavjanski
Figure 7 — Follicule primaire et membrane de Slavjanski
Follicule secondaire : granulosa pluristratifiée, thèque interne et corona radiata
Figure 8 — Follicule secondaire et corona radiata
Follicule tertiaire (antral) : thèque interne et externe, granulosa et cavité antrale
Figure 9 — Follicule tertiaire : thèques, granulosa et antrum
Follicule mûr de De Graaf : ovocyte relié à la granulosa par le cumulus oophorus, antrum et thèques
Figure 10 — Follicule mûr : structure détaillée
Corps jaune : cellules lutéales et cellules para-lutéiniques
Figure 11 — Corps jaune : cellules lutéales et para-lutéiniques
Cycle ovarien : évolution folliculaire et variations hormonales (FSH, LH, œstrogènes, progestérone)
Figure 12 — Cycle ovarien et variations hormonales
Le nombre de follicules fond avec le temps

7 millions d’ovogonies en vie fœtale → 1 million de follicules à la naissance → 300 000 à la puberté → 1 000 à la ménopause. La très grande majorité dégénère par atrésie (apoptose) : seuls ~400 ovocytes seront ovulés dans une vie.

2. Les trompes utérines

Chaque trompe (~12 cm) assure le transport de l’ovocyte, la remontée des spermatozoïdes, la fécondation (dans l’ampoule) et le transport de l’embryon vers l’utérus. Elle comporte quatre portions : le pavillon (près de l’ovaire, capte l’ovocyte), l’ampoule (la plus large, lieu de fécondation), l’isthme (rétréci) et la portion interstitielle (intra-murale).

Trompe utérine : portions interstitielle, isthme, ampoule et pavillon
Figure 13 — Trompe utérine : portions interstitielle, isthme, ampoule et pavillon

Sa paroi comporte trois couches : une séreuse (+ sous-séreuse), une musculeuse (globalement épaisse) et une muqueuse très plissée (franges) qui sécrète le liquide tubaire.

Trompe utérine : coupes histologiques comparées aux trois niveaux (pavillon, ampoule, isthme)
Figure 14 — Trompe utérine : coupes histologiques aux trois niveaux

3. L’utérus, le col et le vagin

L’utérus est un organe musculaire creux. Sa paroi comporte trois couches, de l’intérieur vers l’extérieur :

Couche Histologie
Endomètre (muqueuse) Épithélium cylindrique simple (cellules ciliées + sécrétrices) + chorion à glandes ; évolue au cours du cycle
Myomètre (musculeuse) Couche la plus épaisse, très innervée : 3 couches musculaires lisses (longitudinale interne, obliquo-circulaire moyenne, longitudinale externe)
Séreuse (adventice) Tissu conjonctivo-élastique + mésothélium péritonéal
Paroi utérine : endomètre et trois couches musculaires du myomètre
Figure 15 — Utérus : endomètre et trois couches du myomètre

Le cycle endométrial (parallèle au cycle ovarien) enchaîne : phase œstrogénique proliférative (J1 → J14, régénération à partir de la couche basale), ovulation, phase progestative sécrétoire (glandes et artérioles spiralées, préparation à la nidation), ischémie (~J28) et règles (desquamation J1-J5).

Cycle menstruel : endomètre en phase proliférative puis sécrétoire
Figure 16 — Cycle menstruel : endomètre prolifératif et sécrétoire
Endomètre : évolution des glandes et des artères spiralées au cours du cycle
Figure 17 — Endomètre : glandes et artères spiralées au cours du cycle
Endomètre en fin de cycle : histologie avant la desquamation menstruelle
Figure 18 — Endomètre en fin de cycle (histologie)
Endocol muqueux, exocol pavimenteux

Le col a deux versants histologiquement distincts. L’endocol : épithélium prismatique simple (ciliées + sécrétrices), glandes produisant la glaire cervicale (perméable en période ovulatoire) ; il se modifie au cours du cycle. L’exocol, au contact du vagin : épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé, non modifié par le cycle et sans glaire.

Le vagin est un conduit musculo-membraneux reliant le col aux organes génitaux externes. Sa paroi comporte trois couches : une muqueuse (épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé + chorion riche en fibres élastiques et vaisseaux), une musculeuse peu épaisse (circulaire interne + longitudinale externe) et un adventice. La muqueuse vaginale s’évalue par les frottis.

🧠 À retenir absolument

  • Ovaire — 4 zones : épithélium superficiel, albuginée, cortex (folliculogenèse), médullaire (vaisseaux/nerfs, hile).
  • Stades folliculaires : primordial (pavimenteuses) → primaire (cubiques, zone pellucide, Slavjanski) → secondaire (granulosa, thèque interne) → tertiaire/antral (antrum, thèque externe) → De Graaf (cumulus, pic LH) → corps jaune → corps blanc.
  • Follicules : 7 M → 1 M → 300 000 → 1 000 ; ~400 ovulations dans une vie.
  • Trompe : pavillon, ampoule (fécondation), isthme, interstitielle ; 3 couches (séreuse, musculeuse, muqueuse plissée).
  • Utérus : endomètre / myomètre / séreuse. Cycle endométrial : proliférative → ovulation → sécrétoire → ischémie → règles.
  • Col : endocol prismatique (glaire) vs exocol pavimenteux stratifié. Vagin : épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé.

❓ Questions fréquentes

Quelles sont les quatre zones de l’ovaire ?

De la surface au centre : l’épithélium ovarien superficiel, l’albuginée ovarienne, le cortex (siège de la folliculogenèse) et la médullaire (tissu fibreux, vaisseaux et nerfs abordant par le hile).

Dans quel ordre se succèdent les stades folliculaires ?

Follicule primordial, primaire, secondaire, tertiaire (antral), puis mûr (de De Graaf) qui ovule ; le follicule vidé devient corps jaune, lequel dégénère en corps blanc par atrésie.

Quelles sont les trois couches de l’utérus ?

De l’intérieur vers l’extérieur : l’endomètre (muqueuse qui évolue au cours du cycle), le myomètre (musculeuse épaisse à trois couches de muscle lisse) et la séreuse (adventice conjonctivo-élastique).

Quelle différence histologique entre endocol et exocol ?

L’endocol possède un épithélium prismatique simple avec des glandes produisant la glaire cervicale et se modifie au cours du cycle ; l’exocol, en contact avec le vagin, est revêtu d’un épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé, non modifié par le cycle.

Où a lieu la fécondation dans la trompe ?

Dans l’ampoule, la portion la plus large de la trompe utérine. Le pavillon capte l’ovocyte, l’ampoule est le lieu de la fécondation, puis l’isthme et la portion interstitielle conduisent l’œuf vers l’utérus.

Contenu pédagogique original — Réussir SVT. L’équipe Réussir SVT.

🤖 Synthèse rédigée avec assistance IA à partir des cours universitaires et de sources académiques de référence.

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