Chapitre 22 — L’ostéologie et l’arthrologie du membre inférieur · Topic 3 : La hanche et le genou · Leçon 3.3

⏱️ Durée : 16 min
🎓 Niveau : PASS / LAS / L1 Santé
📚 Topic : La hanche et le genou
🔑 Prérequis : Les condyles fémoraux et tibiaux (Topics 1 et 2), les généralités du genou (leçon 3.2)

La hanche tient grâce à ses os : une sphère dans une cavité profonde. Le genou, lui, est l’exact opposé — deux condyles convexes posés sur un plateau presque plat. Sa stabilité ne vient donc quasiment pas des surfaces articulaires, mais de tout ce qui les entoure : deux ménisques, quatre ligaments et une couronne de muscles.

🎯 Objectifs pédagogiques

À la fin de cette leçon, tu sauras :

  • définir l’articulation fémoro-tibiale et expliquer d’où vient sa stabilité ;
  • donner son type et son nombre de degrés de liberté ;
  • décrire les deux ménisques, leurs faces, leur asymétrie et leur mobilité ;
  • détailler les deux ligaments collatéraux et les deux ligaments croisés (O, trajet, T, rapport, fonction) ;
  • citer les muscles péri-articulaires et les trois muscles de la patte d’oie ;
  • énoncer les amplitudes moyennes du genou et savoir pourquoi les rotations n’existent qu’en flexion.

🧭 Plan de la leçon

  1. Présentation : une stabilité qui ne vient pas des os
  2. Le type : bi-condylaire à 3 degrés de liberté
  3. Les surfaces osseuses en présence
  4. Les deux ménisques
  5. Les ligaments externes : les collatéraux
  6. Les ligaments internes : les croisés
  7. Les muscles péri-articulaires
  8. Les mouvements et leurs amplitudes
  9. Vascularisation et innervation (complément hors fiche)

1. Présentation : une stabilité qui ne vient pas des os

L’articulation fémoro-tibiale est celle qui unit l’épiphyse distale du fémur à l’extrémité proximale du tibia, par l’intermédiaire de deux ménisques. C’est l’articulation portante du genou : c’est elle qui transmet le poids du corps de la cuisse à la jambe.

Le point central de la leçon

Sa stabilité dépend peu de la congruence des surfaces articulaires, mais plutôt des structures péri-articulaires : ligaments, muscles voisins… Tout ce qui suit — ménisques, collatéraux, croisés, muscles — découle de cette phrase.

2. Le type : bi-condylaire à 3 degrés de liberté

Type Bi-condylaire (3 DL)
Traduction mécanique Deux condyles fémoraux convexes reposant sur deux condyles tibiaux, d’où des mouvements dans les trois plans, mais d’amplitudes très inégales

Retiens bien le contraste avec la leçon précédente : dans un même genou et sous une même capsule cohabitent une articulation trochléenne à 1 DL (la fémoro-patellaire) et une articulation bi-condylaire à 3 DL (la fémoro-tibiale).

3. Les surfaces osseuses en présence

Elles sont d’une symétrie parfaite dans leur énoncé : du côté du fémur, les deux condyles fémoraux, latéral et médial ; du côté du tibia, les deux condyles tibiaux, latéral et médial. Quatre surfaces, donc, réparties en deux compartiments — un médial et un latéral.

Rappel d’ostéologie : deux compartiments inégaux

Vu aux Topics 1 et 2 : les condyles fémoraux sont asymétriques, le latéral étant plus large que le médial. Les condyles tibiaux le sont aussi, mais dans l’autre sens : le médial est plus creusé que le latéral. De ce fait, le compartiment fémoro-tibial médial est plus congruent et plus stable que le compartiment latéral.

4. Les deux ménisques

Ce sont deux fibrocartilages articulaires de type ménisques, un latéral et un médial. Ils s’interposent entre les surfaces articulaires et stabilisent l’articulation de chaque côté, à la façon de deux cales de caoutchouc. Ils compensent ainsi le défaut de congruence entre les condyles fémoraux convexes et le plateau tibial.

Face ou extrémité Ce qu’elle présente
Face supérieure Recouverte de cartilage, elle répond au fémur
Face inférieure Recouverte de cartilage elle aussi, elle répond au tibia
Face latérale Adhérente à la capsule articulaire du genou
Extrémités antérieure et postérieure Adhérentes au tibia

Surtout, les deux ménisques sont asymétriques, et cette asymétrie a une conséquence clinique directe.

Ménisque médial Ménisque latéral
Forme Ouvert, en forme de « C » Fermé, en forme de « O »
Mobilité Peu mobile Mobile
Pourquoi Il est relié au ligament collatéral médial Il n’est pas relié au ligament collatéral latéral
Le moyen mnémotechnique « CItrOEn »

Retiens « CItrOEn » : le ménisque en forme de C est l’Interne (médial), le ménisque en forme de O est l’Externe (latéral).

Le couple ligament collatéral médial – ménisque médial

Une entorse ou une rupture du ligament collatéral médial entraîne souvent une lésion associée du ménisque médial. C’est la conséquence directe de leur liaison anatomique : le ménisque médial est amarré au ligament, donc il est entraîné avec lui.

5. Les ligaments externes : les collatéraux

Ligaments collatéral fibulaire et collatéral tibial du genou, vues latérale et médiale, avec le ligament patellaire
Figure 1 — Les ligaments collatéraux du genou : collatéral fibulaire (vue latérale) et collatéral tibial (vue médiale), avec le ligament patellaire.

Les ligaments externes du genou sont les deux ligaments collatéraux. Ils sont tendus verticalement de part et d’autre de l’articulation et se tendent en extension : ce sont les verrous frontaux du genou.

Le ligament collatéral médial (ou tibial) est le plus important des deux au concours : il possède un trajet particulier, avec une adhérence au ménisque médial par deux faisceaux (antérieur et postérieur).

Ligament collatéral latéral (ou fibulaire) Ligament collatéral médial (ou tibial) +++
Origine Épicondyle latéral du fémur Épicondyle médial du fémur
Trajet Adhérence au ménisque médial par deux faisceaux (antérieur et postérieur)
Terminaison Tête de la fibula Face médiale de l’épiphyse proximale du tibia
Fonction Tension en extension ; il freine le varus du genou, c’est-à-dire le bâillement latéral de l’articulation Tension en extension ; il freine le valgus du genou, c’est-à-dire le bâillement médial de l’articulation
Attention — la formulation de la fiche Sorbonne

⚠️ La fiche Sorbonne (p.27) écrit que le collatéral latéral se tend « pour éviter la luxation latérale du genou » et le collatéral médial « pour éviter la luxation médiale du genou ». C’est une formulation inversée. Un ligament collatéral est un haubanage : tendu d’un côté, il ne peut freiner que l’ouverture de son propre côté, donc le bâillement provoqué par une force venant du côté opposé. Le collatéral médial s’oppose au valgus (jambe déviée en dehors, interligne qui bâille en dedans), le collatéral latéral s’oppose au varus (jambe déviée en dedans, interligne qui bâille en dehors) — c’est ce qu’on teste au lit du malade par le valgus forcé et le varus forcé. Si la question tombe telle quelle au concours, la réponse attendue reste celle de la fiche.

La condition de la luxation du genou

La luxation du genou ne peut avoir lieu que si au moins un des deux ligaments collatéraux est rompu. Tant que les deux tiennent, le genou ne sort pas.

6. Les ligaments internes : les croisés

Ligaments croisés antérieur et postérieur : vue supérieure du plateau tibial et vue antérieure du genou fléchi
Figure 2 — Les ligaments croisés : vue supérieure du plateau tibial (insertions tibiales) et vue antérieure du genou fléchi, ligaments croisés antérieur et postérieur.

Les ligaments internes sont les deux ligaments croisés, tendus au centre de l’articulation, dans l’espace intercondylaire. Ils se croisent l’un devant l’autre, d’où leur nom.

Chacun est nommé d’après sa terminaison tibiale : le croisé antérieur se termine dans l’espace intercondylaire antérieur, le croisé postérieur dans l’espace intercondylaire postérieur. Et chacun naît de la face opposée à son nom : le LCA du condyle fémoral latéral, le LCP du condyle fémoral médial.

Ligament croisé antérieur (LCA) Ligament croisé postérieur (LCP)
Origine Face médiale du condyle fémoral latéral Face latérale du condyle fémoral médial
Trajet Oblique en bas et en avant Oblique en bas et en arrière
Terminaison Espace intercondylaire antérieur du tibia Espace intercondylaire postérieur du tibia
Rapport Extrémité antérieure du ménisque médial Extrémité postérieure du ménisque latéral
Fonction Tension en extension ; il limite le tiroir antérieur du tibia et l’hyperextension Tension en flexion ; il limite le tiroir postérieur du tibia
Le sens mécanique de cette tension

Le LCA est tendu obliquement en bas et en avant : quand le genou s’étend, il se tend et devient le frein de l’hyperextension et du tiroir antérieur (glissement du tibia vers l’avant sous le fémur). Le LCP, tendu en bas et en arrière, se tend au contraire quand le genou se fléchit : c’est lui qui empêche le tibia de reculer sous le fémur genou plié — le tiroir postérieur, typiquement provoqué par un choc du tableau de bord sur le genou fléchi.

Nuance, hors fiche : chaque croisé n’est pas un cordon unique mais un ligament à plusieurs faisceaux, et il existe toujours des fibres tendues quelle que soit la position. Pour le LCA, le faisceau antéro-médial est effectivement tendu en flexion, tandis que le faisceau postéro-latéral l’est en extension. Mais pris dans son ensemble, le LCA est tendu en extension.

Attention — la formulation de la fiche Sorbonne

⚠️ La fiche Sorbonne (p.28) écrit ici que le LCA a une « tension en flexion » et le LCP une « tension en extension ». C’est l’inverse de l’enseignement de référence : le LCA est globalement tendu en extension, le LCP en flexion. L’erreur s’explique sans doute par le faisceau antéro-médial du LCA, lui bien tendu en flexion — mais cela ne vaut pas pour le ligament entier. Si la question tombe telle quelle au concours, la réponse attendue reste celle de la fiche.

Intra-capsulaires mais extra-synoviaux

Les ligaments croisés sont intra-capsulaires mais extra-synoviaux. Ils sont donc bien à l’intérieur de la capsule, mais la membrane synoviale — cette tunique qui double la face profonde de la capsule et sécrète le liquide synovial (voir leçon 3.2) — se réfléchit devant eux et les enveloppe par l’avant : ils ne baignent pas dans la cavité articulaire. C’est un point de QCM récurrent, et il ne prend son sens qu’une fois la synoviale décrite.

Le mécanisme du skieur

La rupture des ligaments croisés touche principalement le ligament croisé antérieur. Elle est particulièrement fréquente en ski : en position de demi-flexion de jambe, les ligaments collatéraux sont distendus et ne protègent plus les ligaments croisés. Pour la réparer, la plastie ligamentaire utilise généralement les tendons des muscles de la patte d’oie, notamment celui du muscle semi-tendineux. La voie d’abord chirurgicale est généralement antérieure, pour protéger le ligament collatéral médial situé en arrière de la patte d’oie.

7. Les muscles péri-articulaires

Dissection de la face médiale du genou : muscles sartorius, gracile, semi-tendineux et tendon commun de la patte d'oie
Figure 3 — La patte d’oie : face médiale du genou, les tendons du sartorius, du gracile et du semi-tendineux convergeant en un tendon commun sur le tibia.

Puisque la stabilité du genou vient des structures péri-articulaires, les muscles voisins comptent autant que les ligaments. Le cours en retient cinq entrées : le quadriceps, le biceps fémoral, le semi-tendineux, le poplité et les trois muscles de la patte d’oie.

Le muscle poplité a une particularité : grâce à son tendon intra-articulaire, il participe à la stabilité rotatoire du genou.

Muscle péri-articulaire Ce qu’il faut en retenir
Le quadriceps Muscle antérieur, relié au genou par le tendon quadricipital et le ligament patellaire
Le biceps fémoral Muscle postérieur du genou. Hors fiche : il se termine sur la tête de la fibula ; fléchisseur et rotateur latéral de la jambe, c’est le stabilisateur actif postéro-latéral du genou
Le semi-tendineux Muscle postérieur, également membre de la patte d’oie ; son tendon sert aux plasties du LCA. Hors fiche : il se termine sur la patte d’oie, à la face médiale du tibia, avec le sartorius et le gracile ; fléchisseur et rotateur médial, c’est le stabilisateur actif médial
Le poplité Tendon intra-articulairestabilité rotatoire du genou

Complément hors fiche Sorbonne : origines, innervations et actions complètes de ces muscles sont traitées au chapitre 23 — La myologie du membre inférieur. Ici, retiens seulement leur terminaison et leur rôle de stabilisateurs actifs : là où les ligaments sont des freins passifs, les muscles verrouillent le genou en permanence, ce qui explique qu’un genou musclé se blesse moins. Signalons aussi, du côté des moyens de glissement, la bourse de la patte d’oie, interposée entre le tendon commun et le ligament collatéral médial : son inflammation (bursite ansérine) donne une douleur médiale du genou souvent prise à tort pour une lésion méniscale.

La patte d’oie en quatre points

Ce sont, de l’avant vers l’arrière, les muscles sartorius, gracile et semi-tendineux. Ils se regroupent distalement en un tendon commun, s’insèrent juste en avant du ligament collatéral médial qu’ils renforcent, et stabilisent le genou en luttant contre les luxations médiales. À retenir aussi : ces trois muscles sont innervés par trois nerfs différents.

8. Les mouvements et leurs amplitudes

Trois degrés de liberté, donc trois couples de mouvements. Ils n’ont pas du tout la même importance fonctionnelle : la flexion-extension domine largement, les deux autres restent de faible amplitude et servent surtout d’ajustement.

1er DL Flexion / Extension
2e DL Abduction / Adduction
3e DL Rotation interne / Rotation externe

Complément hors fiche Sorbonne : la fiche ne donne aucune amplitude pour le genou. Voici les ordres de grandeur classiques, à partir de la position de référence (membre inférieur tendu). Ce sont des valeurs moyennes.

Mouvement du genou Amplitude moyenne (hors fiche)
Flexion ≈ 130 à 140° en actif ; jusqu’à ≈ 150° en passif, position talon-fesse
Extension  : le genou tendu est la position de référence. Un léger récurvatum de 5 à 10° est possible et physiologique
Rotations Uniquement genou fléchi (nulles genou tendu, verrouillé par les collatéraux) : rotation latérale ≈ 40°, rotation médiale ≈ 30°
Pourquoi les rotations n’existent qu’en flexion

Genou tendu, les deux ligaments collatéraux sont tendus : ils verrouillent l’articulation dans le plan frontal comme dans le plan horizontal, et aucune rotation ni aucun mouvement latéral n’est possible. Dès que le genou fléchit, ils se détendent et libèrent les rotations — mais laissent aussi les croisés sans protection, ce qui est précisément le mécanisme de la rupture du LCA en demi-flexion.

9. Vascularisation et innervation

Complément hors fiche — l’irrigation et les nerfs du genou

La fiche n’en dit rien ; ces deux points éclairent pourtant plusieurs situations cliniques. Vascularisation : le genou est entouré d’un cercle anastomotique péri-articulaire alimenté surtout par les artères géniculaires, branches de l’artère poplitée (géniculaires supérieures médiale et latérale, moyenne, inférieures médiale et latérale). Ce réseau explique qu’une lésion de la poplitée en arrière du genou reste une urgence vasculaire malgré les anastomoses : elles ne suffisent pas à sauver la jambe.

Innervation : la capsule et les ligaments reçoivent des rameaux du nerf fémoral (en avant), du nerf tibial et du nerf fibulaire commun (en arrière et en dehors), les deux branches de division du nerf sciatique. Ces rameaux portent les récepteurs proprioceptifs du genou : c’est pourquoi une rupture du LCA s’accompagne d’une perte du sens de la position, et pourquoi la rééducation proprioceptive est essentielle.

🧠 À retenir absolument

  • La fémoro-tibiale unit l’épiphyse distale du fémur à l’extrémité proximale du tibia, par l’intermédiaire de deux ménisques. Sa stabilité dépend peu de la congruence et surtout des structures péri-articulaires.
  • Type : bi-condylaire, 3 DL (à opposer à la fémoro-patellaire, trochléenne à 1 DL). Éléments en présence : deux condyles fémoraux + deux condyles tibiaux + deux ménisques.
  • Ménisques : faces supérieure (fémur) et inférieure (tibia) cartilagineuses, face latérale adhérente à la capsule, extrémités antérieure et postérieure adhérentes au tibia ; ils stabilisent « comme deux cales de caoutchouc ».
  • « CItrOEn » : C = Interne (médial), ouvert et peu mobile car relié au ligament collatéral médial ; O = Externe (latéral), fermé et mobile.
  • Collatéral latéral (fibulaire) : épicondyle latéral du fémur → tête de la fibula ; tendu en extension, il freine le varus. ⚠️ La fiche écrit « évite la luxation latérale » — formulation inversée, mais c’est elle qui sera attendue au concours.
  • Collatéral médial (tibial) +++ : épicondyle médial du fémur → face médiale de l’épiphyse proximale du tibia, avec adhérence au ménisque médial par deux faisceaux ; tendu en extension, il freine le valgus. La fiche écrit « évite la luxation médiale ». La luxation du genou exige la rupture d’au moins un des deux collatéraux.
  • LCA : face médiale du condyle fémoral latéral → oblique en bas et en avantespace intercondylaire antérieur ; rapport : extrémité antérieure du ménisque médial ; tendu en extension, il limite le tiroir antérieur et l’hyperextension. ⚠️ La fiche (p.28) écrit « tension en flexion » : c’est la réponse attendue au concours, même si elle est inexacte pour le ligament pris dans son ensemble.
  • LCP : face latérale du condyle fémoral médial → oblique en bas et en arrièreespace intercondylaire postérieur ; rapport : extrémité postérieure du ménisque latéral ; tendu en flexion, il limite le tiroir postérieur. La fiche écrit « tension en extension ».
  • Les croisés sont intra-capsulaires mais extra-synoviaux ; c’est surtout le LCA qui se rompt (ski, demi-flexion). Muscles péri-articulaires : quadriceps, biceps fémoral, semi-tendineux, poplité (tendon intra-articulaire → stabilité rotatoire) et la patte d’oie = sartorius, gracile, semi-tendineux (tendon commun, en avant du collatéral médial, contre les luxations médiales, trois nerfs différents).
  • Mouvements : flexion/extension, abduction/adduction, rotation interne/rotation externe.
  • Hors fiche — Amplitudes moyennes : flexion 130-140° active (150° passive, talon-fesse), extension avec récurvatum possible de 5-10°, rotations uniquement genou fléchi (latérale ≈ 40°, médiale ≈ 30°).
  • Hors fiche — Muscles : le biceps fémoral se termine sur la tête de la fibula, le semi-tendineux sur la patte d’oie ; ce sont les stabilisateurs actifs postéro-latéral et médial (détail au chapitre 23). Bourse de la patte d’oie entre le tendon commun et le collatéral médial.
  • Hors fiche — Vascularisation : cercle anastomotique péri-articulaire issu des artères géniculaires, branches de l’artère poplitée. Innervation : nerfs fémoral, tibial et fibulaire commun.

❓ Questions fréquentes

D’où vient la stabilité de l’articulation fémoro-tibiale ?

Pas des surfaces articulaires : sa stabilité dépend peu de leur congruence. Elle vient des structures péri-articulaires — les ménisques, les ligaments collatéraux et croisés, et les muscles voisins.

Comment distinguer le ménisque médial du ménisque latéral ?

Avec « CItrOEn » : le C est l’interne (médial), ouvert et peu mobile car relié au ligament collatéral médial ; le O est l’externe (latéral), fermé et mobile car libre du ligament collatéral latéral.

Pourquoi une entorse du ligament collatéral médial lèse-t-elle souvent le ménisque médial ?

Parce que ce ligament adhère au ménisque médial par deux faisceaux, antérieur et postérieur. Le ménisque est donc entraîné avec lui lors du traumatisme, ce qui explique la fréquence des lésions associées.

Où naissent et où se terminent les ligaments croisés ?

Le LCA naît de la face médiale du condyle fémoral latéral et se termine dans l’espace intercondylaire antérieur du tibia. Le LCP naît de la face latérale du condyle fémoral médial et se termine dans l’espace intercondylaire postérieur. Chacun porte donc le nom de sa terminaison tibiale. Côté fonction, le LCA est globalement tendu en extension (frein du tiroir antérieur), le LCP en flexion (frein du tiroir postérieur) — attention, la fiche Sorbonne écrit l’inverse, et c’est sa formulation qui sera attendue au concours.

Quels sont les trois muscles de la patte d’oie ?

De l’avant vers l’arrière : le sartorius, le gracile et le semi-tendineux. Ils se regroupent distalement en un tendon commun, s’insèrent juste en avant du ligament collatéral médial qu’ils renforcent, luttent contre les luxations médiales, et sont innervés par trois nerfs différents.

Contenu pédagogique original — Réussir SVT. L’équipe Réussir SVT.

🤖 Synthèse rédigée avec assistance IA à partir des cours universitaires et de sources académiques de référence.

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