1. Localisation et mécanisme
Le brassage interchromosomique se produit pendant l’anaphase I de la méiose. Lors de la métaphase I, l’orientation de chaque bivalent au niveau de la plaque équatoriale est totalement aléatoire et indépendante de celle des autres bivalents. Lors de l’anaphase I, les chromosomes d’origine paternelle et maternelle se répartissent donc de façon aléatoire entre les deux cellules filles.
2. Conséquence : la diversité des combinaisons chromosomiques
Pour une cellule possédant n paires de chromosomes, le nombre de combinaisons chromosomiques différentes possibles dans les gamètes est de 2n. Chez l’espèce humaine, n = 23, ce qui donne 223 ≈ 8,4 millions de combinaisons chromosomiques différentes, sans même tenir compte du brassage intrachromosomique.
3. Illustration génétique
Lorsqu’on considère deux gènes situés sur des chromosomes différents (gènes indépendants), le brassage interchromosomique permet à un individu de génotype (A//a ; B//b) de produire les quatre types de gamètes (AB, Ab, aB, ab) en proportions égales (¼ chacun). Un croisement-test avec un individu homozygote double récessif (ab//ab) donne alors quatre phénotypes équirépartis dans la descendance, ce qui constitue la signature expérimentale du brassage interchromosomique.